3 juillet, 2008

INGRID BETANCOURT

Classé dans : Sujet d'actu — abacaxis @ 5:30

Ingrid Bétancourt, un destin qui émeut la France, peut être le monde.

Je suis un humain doué de sentiments, et donc l’histoire d’Ingrid Bétancourt ne me laisse pas indifférent, et je préfère son dénouement heureux, à l’alternative qui aurait, j’en suis certain, alimenté tout autant la chronique.

Pour une fois, ce n’est pas la mort, pour des raisons qu’expliquait Michel SERRES dans l’une de ses petites chroniques du Dimanche soir, sur les ondes de France Inter, qui fait la fortune des médias, mais la vie… une vie qui a frôlé la mort, tout de même !

Mais combien d’Ingrid ont eu un destin aussi tragique, ignoré de leur contemporain, avant que nous soyons en mesure de nous laisser dire tout, de tout.

Le fait que nous ayons pu vivre cette tragédie au rythme de ses espoirs et désespoirs, grâce aux médias qui nous les relataient, a sans doute, comme l’ont souligné les siens, participé à son sauvetage, en mobilisant nos sensibilités pour sa cause.

Il y a cependant dans cette émotion quelque chose d’inquiétant. C’est qu’elle est collective.

Une émotion est personnelle en tout premier lieu. Elle appartient à notre ego. On peut, certes, la partager, mais volontairement.

Une émotion pour être collective doit être orchestrée, et dès lors, le processus qui nous conduit à y adhérer, peut aller jusqu’à annihiler notre volonté.

Denis de Rougemont a décrit dans Journal d’Allemagne, comment l’émotion collective pouvait être orchestrée, non pas pour célébrer la vie, comme ce soir, mais pour se préparer à célébrer la mort, avec enthousiasme…

Bon, je ne voudrais pas jouer les rabats joie ! Réjouissons nous, avec les siens, de la bonne nouvelle : Ingrid est vivante, libre, et en bonne santé.

Mais soyons vigilant, essayons de conserver notre capacité à choisir les émotions que nous voulons partager collectivement.

 

15 juin, 2008

Emeute à Vitry le François dans la nuit du 14 au 15 juin 2008.

Classé dans : Sujet d'actu — abacaxis @ 13:01

La mort d’un homme, des suites d’une agression dont il a été victime dans le quartier Rome Saint Charles, conduit à un affrontement entre jeunes, forces de l’ordre et pompiers…

Le scénario de ces nouvelles émeutes, n’est guère différent de ceux des émeutes de 2005, ni de toutes celles que la France à connues depuis.

Une émeute est un soulèvement populaire. Elle crée le désordre, et ne semble pas avoir d’autre finalité que cela. Elle apparait comme un épiphénomène dont l’émergence est significative du besoin d’exprimer une réaction du groupe qui la porte, face à un évènement qui focalise un ressentiment partagé par rapport à « l’ordre » établit.

« Le parquet de Chalons a ouvert une enquête pour essayer de comprendre les circonstances du drame ».

La justice doit comprendre le processus circonstanciel, pour tenter de faire appliquer la loi. Elle recherche les coupables, les responsables des faits délictueux. Elles ne s’intéresse pas aux causes.

Pourquoi ?

Peut-être parce qu’elle ne peut remettre en cause l’ordre duquel elle participe…

N’est ce pas l’ordre qui est le phénomène auquel se rattache fondamentalement l’émeute ?

L’un des synonymes d’émeute est anarchie.

Face à l’émeute, on déplore uniquement la conséquence : l’anarchie.

Pas les causes.

Le ghetto est une forme de concentration de la population visant à séparer des types de population de façon à ne pas créer de désordres liés au mélange.

Le mélange des genres fait toujours problème à nos esprits occidentaux, formatés depuis l’antiquité aristotélicienne, à la loi du classement, méthode initiale de la connaissance.

Les dérives de l’identification ne sont certes pas la conséquence directe de la méthode cognitive, mais l’influence de celle-ci, de son hégémonie dans le processus de l’éducation – souvenons nous de nos classes primaires – est indéniable, et ferme nos esprits à l’acceptation spontanée du mélange, perçu comme désordre.

Or d’autres paramètres, guidant nos actions, entrent en contradiction avec la nécessité de classer et séparer, qui relève de la méthode d’apprentissage de la connaissance : entre autre les principes de la République et des droits de l’homme inscrits à son fronton.

La République ne peut valider les ghettos.

Et quand bien même elle devrait en gérer la réalité, elle ne peut en admettre le principe.

Un « quartier sensible » ne l’est que parce qu’il est le lieu d’incompréhensions liés à des mélanges : de cultures, de conditions sociales, de races…

La solution proposée : le « nettoyer », remettre de l’ordre, séparer le bon grain de l’ivraie.

Il n’y a pas de connotation polémique dans mon propos. La polémique ne fait pas avancer la réflexion.

Mais comment ne pas admettre que, spontanément, hormis la formulation qui peut choquer, la solution n’apparaisse pas d’emblée nous satisfaire, puisqu’elle satisfait à la méthode à laquelle notre esprit est formé à la connaissance : séparer pour classer afin de reconnaître, en fait, mettre de l’ordre.

D’autres types d’organisation sociétale, reposant d’avantage sur l’explicite de méthodes de l’appropriation de la connaissance très différentes, existent – ou plus exactement ont existé avant que ces modèles ne soient condamnés à l’oubli par l’hégémonie de la pensée occidentale.

Aujourd’hui seules des idéologies « humanistes », peuvent contrebalancer l’influence de notre schéma de pensée fondant l’ordre sur l’absence de mélange.

Elles sont force légions à influencer nos discours, mais combien d’entre nous surmontent-ils dans leurs actions, les blocages intimes de notre méthodologie cognitive, qui sépare pour mieux comprendre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

14 juin, 2008

Être dans Boite à l’être

Classé dans : L'Edito du moment — abacaxis @ 1:45

Bonjour,

C’est la première fois que je crée un blog, et comme pour toutes les premières fois, je me sens quel que peu maladroit…

« Boite à l’être », j’emprunte ce nom à une jeune artiste qui a créé des statues en Raku, dont le socle constitue une petite boite destinée à transmettre ou recevoir de petits messages déposés, à convenance, à l’attention de ceux à qui l’on veut écrire ses pensées. Une statue blog en quelque sorte.

Lorsque je maîtriserai mieux l’outil blog, je vous présenterais ces créations qui m’ont donc permis de trouver le nom de mon blog. Vous trouverez cet article dans la catégorie : Arts plastiques, partages et réflexions.

Pourquoi avoir créé « Boite à l’être » ?

Un blog a ceci de formidable qu’il permet de partager avec les autres, tous les autres, ce que nous sommes capables de concevoir, de formaliser pour le signifier, qui pourrait les intéresser, les faire réagir, et à leur tour, leur permettre de partager ces réactions avec les autres. C’est pour moi un outil d’enrichissement personnel mutuel.

Ainsi, certaines rubriques de Boite à l’être ne serviront qu’à communiquer de l’information :

  • Vie quotidienne
  • Sujets d’actu

Un blog, tel que je le conçois, laisse le temps de la réflexion, permet un formalisme qui renvoie à celui de la relation épistolaire, mais non plus entre deux personnes identifiées, mais avec tous ceux qui par hasard ou par curiosité liront ces « lettres » envoyées aux quatre vents.

Des rubriques de Boite à l’être seront le lieux de ce type d’échange de réflexions :

  • Point de vue politique
  • Arts plastique : partages et réflexions

Un blog enfin, est maîtrisé par son auteur, qui, véritable rédacteur en chef, peut choisir ce qui paraitra dans ses colonnes ou non.

C’est donc pour cela, qu’il peut être le lieu d’une démarche plus intime, livrant une réflexion plus personnelle que l’on peut vouloir exprimer aux autres, mais qui exige que l’écho qu’elle suscite soit dans le ton que l’on a choisit pour la transmettre, et donc justifie qu’on « filtre » les réactions qui s’expriment en retour.

Les rubriques suivantes seront dédiées à ces échanges :

  • Les autres et moi
  • Au fond…

J’ai donc souhaité créé ce blog pour partager, au travers des articles que j’y publierai, tout ce que ma conscience au monde et mes capacités à la communiquer, me permettent de transmettre aux autres par la biais d’un média qui exige une certaine qualité dans la forme, ouvre à un échange réfléchi sur tous les sujets, dans les seules limites de ma curiosités et de celle des autres.

 

 

 

 

 

 

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